Focus  sur  Rudy  Ricciotti  Architecte

 



MUSEE MEMORIAL – RIVESALTES
 

Cette réalisation était en lice pour la phase finale du Prix européen Mies Van der Rohe d'Architecture contemporaine 2017. Le Passé qui implose au Présent pour l'éternité et pour sa postérité ! 

Le devoir de Mémoire et de connaissance d'une période peu glorieuse de l'Histoire de France et de l'Humanité plus généralement, nous invite à découvrir l'instrument de la noirceur du XXème siècle : de la pré-déportation vers Auschwitz-Birkenau, à la migration des espagnols républicains fuyant le régime de Franco, des Tsiganes cantonnés, à l'accueil des Harkis en 62-64...  


L'atmosphère incite au silence.
Il est éloquent quant à sa présence silencieuse balayée par les vents.
Le parti conceptuel architectural est fort, et nous rappelle la charge émotionnelle d'un tel lieu. 
Le Mémorial est silencieux et pesant. 
Ce monolithe de béton ocre est dans la terre, opaque et intemporel. 
Il est incliné vers le ciel. 



Plan masse

«L'accès au Mémorial se fait de manière indirecte, par une rampe partiellement enfouie dans la terre du camp, sacralisant ainsi le mégalithe, et devenant un sas d'introduction à un voyage dans le temps. Le visiteur suit la scénographie du lieu pour se retrouver après quelques mètre du bloc de 220m de long. La perception est sourde et solennelle.  Le dispositif scénographique est modeste, sans grandiloquence, mais très efficace, en jouant sur la lumière, l'éblouissement et la curiosité du visiteur.»


Le Mémorial ne propose aucune vue sur l'extérieur, à part vers le ciel.
«Le bâtiment, sous l'influence de sa trame, de sa géométrie militaire est devenue aliénante.
Il est comprimé entre ciel et terre, entre passé et mémoire. Il se situe dans le présent et la vie.
Dans ce milieu désertique, à quelques dizaines de mètres, il n'existe plus.
La violence formelle qui s'en dégage témoigne de l'impossibilité de l'oubli»
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